Après avoir encadré 394 pilotes –dont Sébastien Bourdais et Franck Montagny– et 264 mécaniciens, le centre de formation basé au Mans s’est officiellement transformé lundi en « Auto Sport Academy ». Un nom plutôt britannique que traduit la nécessité «d’être prononçable » dans toutes les langues, a justifié Jacques Régis, le président de la FFSA.

Concrètement, l'Auto Sport Academy va s'occuper de l'apprentissage de pilotes, mécaniciens et moniteurs de piste. La section « Pilotes » comprend deux branches : karting et automobile. 23 élèves ont déjà réservé leurs baquets en Formule Kart 2007, tandis que 28 au moins s'essaieront à la Formule Campus.

"Plus de la moitié sont étrangers", s'est félicité Jacques Régis. Des provenances qui trahissent des manques de structures au Costa Rica, en Colombie, au Venezuela, au Mexique, en Equateur, au Guatemala, en République Dominicaine, aux Emirats Arabes Unis, à Dubaï ou en Russie. Les besoins ne s'arrêtent pas là, car "il y a des listes d'attente cette année", a remarqué le président de la FFSA.

S'exporter est une autre vocation de l'Auto Sport Academy. A ce titre, une franchise a été créée sur le circuit de Dubaï, la "HSBC - Racing Academy". Des discussions sont en cours pour développer le principe, notamment en Argentine. Par ailleurs, l'école internationale du Mans, "positionnée très en amont en matière de détection des jeunes espoirs et organisme de formation de premier niveau pour les pilotes", est prête à soutenir des membres d'autres filières établies.

Cette "expérience unique au monde" comme l'a souligné Jacques Régis en présence des représentants de la Région Pays de Loire, du Conseil général de la Sarthe, du sponsor Total et de l'Enseignement (Inspection d'Académie), reste néanmoins d'une pérennité fragile. Dans une tirade appuyée, Patrick Delpech, vice-président la Région Pays de Loire et représentant le président Jacques Auxiette, a regretté le désengagement progressif de Total du projet pour les années 2006, 2007 et 2008.

Compétente en matière de formation, la Région a accepté, contrainte et forcée, de suppléer partiellement le pétrolier, autrefois créateur de la Filière Elf, dans le plan de financement. Dorénavant, elle prend à sa charge 50% du coût de fonctionnement, contre 25% au Conseil général de la Sarthe et 25% à Le Mans Métropole, troisième composante du Syndicat mixte des 24 Heures du Mans. Rien n'est donc tracé pour 2009, qui va arriver très vite.

Source: eurosport.fr