Lars Boom sort des sous-bois et s'installe au pouvoir
Par etoile, mardi 27 mars 2007 à 10:43 :: Cyclisme :: #21 :: rss
Il prévient tout de go, en gratifiant son interlocuteur d'un sourire radieux comme sa tunique jaune: « En français, je ne sais dire que bonjour, au-revoir, merci et ... je m'appelle Lars Boom! » On conviendra que c'est déjà un bon point de départ, pour entamer la semaine du Tour de Normandie. D'ici à dimanche, Lars Boom est appelé à faire des progrès dans la langue de Molière.Dès le prologue, il a résolument pris la parole, pour couper le sifflet à Martin Garrido, lauréat il y a deux ans, dans le centre-ville de Mondeville. Sur le plateau de Colombelles, Boom n'a pas mégoté, en collant quatre secondes à l'Argentin. |
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Sa performance est d'autant plus probante qu'il a abaissé de huit secondes le chrono de son compatriote Kai Reus, qui avait inauguré le nouveau tracé l'an passé. Boom ne manquait donc pas de repères. « Kai ne m'a pas donné de conseils, explique le premier leader du TdN. J'ai juste demandé à Martijn ce qu'il pensait du parcours. » Ledit Martijn, c'est Maaskant, qui aura longtemps détenu le meilleur temps hier, avant d'être délogé de la pole. D'un Batave à l'autre, il n'y eut pas de friture sur la ligne. A 48 km/h de moyenne, avec une pointe à 80 dans la descente du plateau, Lars Boom s'est joué des pièges urbains pour filer vers la victoire, en digérant la dernière rampe d'arrivée. « C'est un beau circuit, mais dur, admet-il avec beaucoup de relances et des virages. » Pas de quoi effrayer un spécialiste pour autant. A 21 ans, le citoyen de Vlimen, près de Den Bosch, s'est déjà constitué un joli CV. Vice-champion des Pays-Bas 2006 du contre-la-montre, il a toujours eu l'habitude des efforts brefs mais intenses. Chaque hiver, c'est dans les sous-bois qu'il révise ses gammes. « J'adore le cyclo-cross, s'enthousiasme l'intéressé. C'est une heure à bloc, un exercice qui se rapproche du contre-la-montre. » La boue ne le lasse pas, au contraire: le mois dernier, il est devenu champion du monde espoirs de cyclo-cross, en Belgique, quatre ans après son premier titre planétaire, chez les juniors. Il lui reste donc à se révéler sur la route. A Colombelles, il a posé une première pierre. Un peu surpris, au demeurant par sa réussite, car il était « malade la semaine dernière ». A croire que le franc soleil de Normandie l'a requinqué. Le voilà en tout cas premier de cordée chez Rabobank. « On n'a pas de leader désigné, résume Boom mais je peux le devenir. On est beaucoup chez nous à pouvoir gagner. » Cinq Rabobank apparaissent déjà dans les dix premiers. Et encore, Thomas Berkhout, le 6e larron, a chuté en cours d'exercice... Source : cyclisme-roltiss-over.com |

Il prévient tout de go, en gratifiant son interlocuteur d'un sourire radieux comme sa tunique jaune: « En français, je ne sais dire que bonjour, au-revoir, merci et ... je m'appelle Lars Boom! » On conviendra que c'est déjà un bon point de départ, pour entamer la semaine du Tour de Normandie. D'ici à dimanche, Lars Boom est appelé à faire des progrès dans la langue de Molière.Dès le prologue, il a résolument pris la parole, pour couper le sifflet à Martin Garrido, lauréat il y a deux ans, dans le centre-ville de Mondeville. Sur le plateau de Colombelles, Boom n'a pas mégoté, en collant quatre secondes à l'Argentin.
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