Pour sa première grande cérémonie depuis son élection à la tête de l’UEFA, ce sont en effet les noms de la Pologne et de l’Ukraine, qui présentaient une candidature conjointe, que Michel Platini a sorti de l’enveloppe. Une immense surprise puisqu’aucun de ces deux pays n’avait jamais accueilli la moindre compétition d’envergure, si ce n’est le Championnat d’Europe des moins de 19 ans l’an dernier en Pologne.

Une 3e organisation conjointe

Pour le président de la Fédération ukrainienne de football, Grigory Surkis, par ailleurs membre du comité exécutif de l’UEFA (et qui n’a donc pas pu prendre part au vote), cette désignation semble en revanche des plus naturels. «Notre dossier était le meilleur de tous les temps», clamait-il tout а sa joie quelques instants après le résultat du scrutin.

On note qu’après l’Euro 2000 (Belgique et Pays-Bas) et l’Euro 2008 (Autriche et Suisse), c’est la troisième fois que le Championnat d’Europe sera organisé par deux pays. Mais comme souvent en pareil cas, et plus encore pour les deux nations de l’Est, le plus dur commence maintenant. Avec quatre stades chacun à rénover et des infrastructures routières et hôtelières parfois à construire entièrement, les travaux à venir dans les deux pays s’annoncent colossaux.

La candidature de la Pologne et de l’Ukraine :

Quatre stades en Pologne : stade National de Varsovie (63 000 places), Baltic Arena de Gdansk (40 000 places), stade Olympique de Wroclaw (40 000 places), stade Municipal de Poznan (42 000 places).

Quatre stades en Ukraine : stade Olympique de Kiev (77 000 places), stade du Chakhtior à Donetsk (50 000 places), Ukraine Stadium à Lvov (30 000 places), Metalurg Stadium de Dniepropetrovsk (31 000 places).

Match d’ouverture au stade National de Varsovie, finale au stade Olympique de Kiev.

Source : sport24.com