Kemari (Japon)


À partir de 300 AC - 600 AD les japonais développaient un jeu nommé Kemari (aussi dénommé Kenatt). Huit ou moins personnes jouaient avec un ballon de peau de daim rempli des sciures de neuf à dix pouces de diamètre. On devait éviter que le ballon touchât le sol. Alors, on jonglait et on faisait des passes entre les joueurs. Le terrain du jeu utilisé s’appelait Kikutsubo. Par tradition, le Kikytsubo avait une forme rectangulaire avec un jeune arbre dans chaque coin (la version classique se composait de quatre arbres différents : cerise, érable, saule et pin). Les japonais avait aussi un argot Kemari. Quand on donnait un coup de pied au ballon pour l’élever, on disait « ariyaaa ! » (on y va) et « ari ! » (ici) quand on le passait sur quelqu’un.

La période entre le Xème et le XVIème siècle a été l’âge d’or du Kemari. Le jeu s’est étendu entre les classes populaires et il est devenu une source d’inspiration pour les poètes et les écrivains. Il y a une anecdote qui affirme qu’un empereur avec l’aide de son équipe a maintenu le ballon dans l’air pendant plus de 1000 coups de pied. Des poètes de l’époque déclamaient que le ballon « paressait suspendu, accroché dans le ciel ». Ensuite, le ballon a été retiré et on lui a donné un haut rang dans la cour de l’empereur.

Entre le XIIIème et le XIVème siècle on a employé un équipement spécifique : les joueurs du Kamari portaient des uniformes vifs avec des longues manches. Aujourd’hui il y a encore des gens qui jouent au Kemari et qui veulent garder ainsi les traditions antiques. Il y a des témoignages qui permettent de penser que les joueurs japonais du Kemari et les joueurs chinois du Tsu Chu se sont rencontrés en 50 AC. Cela peut être considéré le premier « match international » et il a dû être un concours fascinant.

Source: expertfootball.com

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