4 milliards générés avant et pendant l’événement

L’étude estime ainsi que la Coupe du Monde drainera plus de 350.000 visiteurs étrangers. Leurs dépenses en matière d’hôtellerie, restauration, transports et consommations diverses rapporteraient à elles seules 1,5 milliard d’euros. Pour leur part, les 260 millions de téléspectateurs attendus généreraient environ 2 milliards d’euros de recettes alors que l’événement en lui-même rapporterait au comité d’organisation environ 250 millions d’euros, via la vente de billets et les partenariats. Cela ferait monter les recettes à court terme à environ 4 milliards d’euros, une somme déjà conséquente et qui permettrait de compenser les investissements effectués par toutes les parties.


4 autres milliards sur les 4 années suivantes

Mais la Coupe du Monde en France ne s’arrêterait pas au simple événement qui se déroulera en septembre et octobre. Comme France 98 l’avait fait pour le football, le Mondial apporterait au rugby un nouvel élan vers ce sport et pousserait les Français à le pratiquer davantage. La croissance de l’économie du rugby est ainsi chiffrée par l’étude à 417 millions d’euros par an. Parallèlement, les activités liées au tourisme se développeraient aussi grâce à l’image de l’Hexagone véhiculée à l’étranger. Les répercutions de cette augmentation seraient, elles, de l’ordre de 625 millions d’euros par an. Sur 4 ans, on atteindrait donc à nouveau la somme de 4 milliards d’euros générés.

Ces retombées seraient à partager en particulier entre l’Etat, qui percevrait les recettes fiscales liées aux revenus additionnels créés par l’événement et le monde du rugby qui verrait le nombre de licenciés augmenter substantiellement. Les collectivités locales profiteraient également de l’afflux des touristes, les partenaires verraient leur image améliorée, et ce serait tout le tissu économique français qui bénéficierait des dépenses effectuées par les fans pendant et après la Coupe du Monde. Ces chiffres mis sur papier par l’étude attendent désormais d’être confirmés concrètement sur le terrain. S’ils étaient avérés, ils pourraient en tout cas bien aider le début de mandat du prochain président de la République.

Source : sports.lefigaro.fr