L'histoire nous montre que la présence des femmes au sein du Mouvement olympique a évolué depuis leur première participation aux Jeux Olympiques en 1900. Cette évolution s'est opérée au cours des trente dernières années plus précisément, dans un contexte social, politique et culturel favorable, à un moment où s'ouvrait le débat sur la condition féminine, et a conduit à l'adoption d'importantes mesures et réglementations qui reconnaissent et défendent les droits des femmes à tous les niveaux de la société.

Le travail accompli par les groupes pour la défense des droits de la femme a été particulièrement utile à la promotion de la femme dans le sport. L'accès au sport a fait partie des documents et instruments internationaux défendus et adoptés par les Nations Unies et d'autres institutions dans les années 70 et 80. Il a été admis que le sport et l'activité physique avaient des effets positifs sur la santé et que tous deux contribuaient à l'élimination des stéréotypes sexospécifiques produits par la société. Cette avancée est également à porter au crédit des femmes de divers pays qui ont oeuvré avec obstination et détermination en faveur de leur pleine intégration au mouvement sportif et de leur participation à son développement.

Le Mouvement olympique et la communauté sportive dans son ensemble ont adhéré à ce mouvement et, peu à peu, ont pris des mesures visant à accroître le nombre de femmes présentes dans la sphère sportive en général. Davantage de sports et de disciplines ont été accessibles aux femmes, à tous les niveaux et dans tous les pays ou presque. Ce qui était considéré jusque-là comme des "sports ou des disciplines d'endurance" dont la pratique par les femmes était inenvisageable - par exemple le 800 mètres ou le marathon en athlétisme, l'haltérophilie, le cyclisme ou les arts martiaux - sont maintenant pratiqués par les deux sexes. Les prétendus "garçons manqués" se sont transformés, sous nos yeux, en sportives talentueuses, performantes, émérites, avec une façon bien à elles de pratiquer et de représenter leur sport.

Au cours des vingt dernières années notamment, le Comité International Olympique (CIO), en coopération avec les Fédérations Internationales de sport concernées (FI) et les comités d'organisation des Jeux Olympiques (COJO), a tout fait pour que le programme olympique féminin soit étoffé. La décision prise par le CIO de s'assurer que tous les sports demandant à être admis au programme olympique comportent des épreuves féminines est venue renforcer cette tendance.

Par ailleurs, en 1981, à l'initiative de l'ancien président Juan Antonio Samaranch, qui souhaitait que des femmes soient cooptées membres du CIO, l'organisation a commencé à oeuvrer en faveur de la présence des femmes à des postes de direction dans le sport. À l'heure actuelle, sur les 113 membres actifs que compte le CIO, 15 sont des femmes.

À la suite des recommandations de la commission d'étude du Congrès olympique du Centenaire, Congrès de l'Unité, en 1994, le groupe de travail femme et sport a été créé en décembre 1995 en vue de conseiller la commission exécutive du CIO sur la politique à mener dans ce domaine. Le groupe de travail est devenu la commission femme et sport du CIO en 2004.

Les recommandations de 1994 demandaient par ailleurs que la Charte olympique soit amendée afin de contenir, pour la première fois de son histoire, une référence explicite à la nécessité d'oeuvrer dans ce domaine .

Source : olympic.org